Le « Diplodocus » est né des destructions de la dernière guerreb: plus de 2 600 ponts de chemin de fer à reconstruire ou à réparer, représentant près de 112 km de brèches. Le ministère des Armées se lance alors dans l’étude d’une grue ferroviaire moderne capable de poser rapidement des tabliers auxiliaires pour rétablir provisoirement les communications. Ce projet donne bientôt naissance à l’EPTVF, « engin poseur de travures pour voies ferréesb»,

que l’on surnommera « Diplodocus » en raison de sa silhouette générale due à ses deux grandes flèches de levage. Pour différentes raisons, on n’en construira qu’un seul.

L’EPTVF s’organise en une rame complète de cinq wagons assurant son autonomie totale sur les sites où il est appelé à intervenir. L’ensemble, tracté par une locomotive à vapeur puis une motrice de la SNCF, représente une rame de 87,15bmètres et une masse roulante de 308 tonnes, se déplaçant à la vitesse de 80 km/h. Il peut enlever jusqu’à 50 tonnes, à 40 mètres de portée.

Devenu un engin mythique du génie militaire et de la SNCF, le « Diplodocus » a servi pendant plus de trente ans, sur plus de 300 chantiers. Il a ainsi déplacé 10 000 mètres de voies ferrées représentant 70 000 tonnes de tabliers, travures ou poutrelles métalliques. La SNCF a été le quasi-benéficiaire de ces chantiers ; c’est d’ailleurs elle qui entretenait l’engin.

Retiré du service depuis plusieurs années, l’EPTVF fait partie de ces rares engins classés «bmonument historique ».

Le Diplodocus

27,00 €Prix